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LA REDDITION DE QUÉBEC, le 18 septembre 1759.
Extrait du «Dictionnaire Biographique du Canada» (DBC)
«Mais ce même jour à 15 hres Ramezay décide, avec des officiers de son conseil de guerre en plus des pressions des bourgeois, de livrer Québec aux Anglais, les secondes instructions de Vaudreuil sont arrivées quelques heures plus tard, soit de la même journée que la dite réunion.»
Le retrait de la flotte anglaise était prévue pour le 20 septembre 1759, par l’amiral Saunders. Effectivement, elle a commencé à appareiller dans les jours qui suivent, mais dans des conditions différentes. Le départ hâtif de la flotte était rendu nécessaire en raison des conditions de navigation sur le St-Laurent en cette période de l’année.
Bien que l’on ait été avisé que Vaudreuil et le Chevalier de Lévis en tête de ses troupes et en surnombre s’apprêtaient à refouler l’ennemi dans les jours qui suivent, on s’est empressé de devancer cette action et de rendre la place, soit le 18 septembre 1759.
Dans les jours précédents, l’artillerie de la ville causait toujours des dommages aux forces britanniques installées sur les plaines, de même qu’à leurs navires. Les troupes anglaises étaient gardées à distance.
On rapporte qu’au milieu d’août, la santé de Ramezay le force à se retirer à l’Hôpital Général et il doit alors abandonner ses fonctions à un subordonné. Toujours selon le DBC il est toujours à l’hopital quand les forces britanniques sous les ordres de Wolfe arrivent sur les plaines d’Abraham, le 13 septembre. Apprenant l’échec de Montcalm, Ramezay revient dans la ville et reprend le commandement de ses troupes.
Faut-il rappeler que le 9 août précédent Montcalm avait donné l’ordre à Lévis, d’aller seconder Boulamarque qui tenait le second front près du Lac Champlain. Le chevalier de Lévis ne fut de retour que le 17 sepembre et allait rejoindre Vaudreuil au camp de la rivière Jacques Cartier.
Ainsi Québec privé de Montcalm décédé le 14, le Chevalier de Lévis absent, et M. de Ramezay, sorti de l’Hôpital mais diminué, se trouvait à toute fin pratique sans gouvernail.
Aussi, qui sont ces gens profitant de ces circonstances ont livré la place sans qu’elle soit attaquée ou investie pour reprendre l’expression de Lévis. Ces gens qui ont livré la place forte ne sont toutefois pas identifiés dans le récit du DBC.
M. de Ramezay sur qui portaient des soupçons de mollesse dans cette capitulation de Québec a eu fort à faire pour se disculper. Dans les Archives Nationales du Canada (1905) page 355 en date du 20 juillet 1764 on lit ce qui suit:
«Le Roi a reçu son mémoire concernant ses services et particulièrement au sujet de la reddition de Québec où il commandait après la mort de M. de Montcalm. La permission qu’il demande de publier ce mémoire pour rétablir sa réputation, qu’il dit être devenue suspecte en raison du traitement médiocre qui lui a été fait, ne peut lui ètre accordée. Il contient des détails que d’autres officiers pourraient vouloir expliquer ou contredire, et il en résulterait des discussions qu’il vaut mieux ne pas soulever. Le Roi a clairement exprimé son sentiment là dessus en lui accordant néanmoins une pension de 800 livres.» Relativement à cette capitulation de Québec, la mauvaise humeur règnait à la Cour.
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L’ACTE DE CAPITULATION (18 7 bre 1759):
Selon ces documents, M. de Vaudreuil faisait parvenir à de Ramezay, un projet de capitulation rédigé quelques heures après l’échec de Montcalm contre les troupes de Wolfe le 13 septembre. Ce document faisant office d’instructions portait la signature de Vaudreuil (Voir le manuscrit) Or il est dit dans le DBC que ce projet d’acte de capitulation aurait été rédigé par Montcalm quelques semaines avant «l’Affaire du 13» Tout le récit que l’on trouve dans le DBC est en complète contradiction avec les documents parvenus à Aégidius Fauteux des Archives nationales du Quéec.
Mème que dans une note que l’on trouve dans le rapport des Archives du Canada cahier de 1905, le rédacteur avoue sa perplexité devant ces variations dans les versions des évènements.
Dans les documents cités en annexes on observera les quelques variations entre le projet de capitulation soumis (13 7bre 1759)et l’acte de capitulation (18 7bre) accordé.
Examinons l’article 10:
«Qu’il sera permis au lieutenant du Roi commandant dans la Ville de Québec d’envoyer informer Mr le Marquis de Vaudreuil Gouverneur Général de la Reddition de la place comme aussi que ce Genéral pourra écrire au ministre de France pour l’en informer».
Cet artcle 10 figurant dans le projet de capitullation sera reconduit intégralement dans l’acte de capitulation. Heureusement qu’il en fût ainsi, autrement, nous ne l'aurions point su.
à suivre
. ««L'ACTE DE CAPITULATION DU 18 7BRE 1759»».
. ««Le projet d'acte de capitulation du 13 7bre 1759»».
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Pour prendre connaissance du manuscrit:
. «L'acte de capitulation du 18 septembre 1759 (le manuscrit)».
. Les subordonnés de Wolfe.(nouveau)».
. «ACCUEIL».
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. 03/2005