Livingston

Les «Rebels« américains envahissent la «Province de Québec» en mai 1775.

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Arrestation du seigneur Conrad Gugy.

Lorsque l'armée américaine s'amena aux Trois-Rivières à la fin de novembre 1775, des membres de la milice pro-américaine sous la conduite de François Guillot dit Larose allèrent cueillir le seigneur Conrad Gugy, juge de paix, membre du Conseil Législatif et seigneur de Yamachiche. Il l'accusaient d'avoir menacé de fouet des partisans de la cause américaine, en majorité dans la région.

Conrad Gugy, un citoyen suisse appartenait au Royal American de l'armée britannique. Il avait le grade de lieutenant et combattit sous les ordres de Wolfe en 1759. Par la suite, en 1764, il acquit aux enchères deux seigneuries à Yamachiche. Son frère Barthélémy Gugy faisait partie alors de la garde suisse de Louis XVI.

Guillot dit Larose et son groupe firent donc comparaître Gugy devant le commandant américain,le colonel James Livingston.

Ce qu'ils ignoraient semble-t-il, était que Conrad Gugy est un ami et une relation d'affaires du colonel Livingston. Ce dernier visiblement contrarié, ordonnait le relâchement du Sieur Gugy lui octroyant même un sauf-conduit en bonne et due forme, mais qui allait s'avérer encombrant dans l'avenir.

Il n'en reste pas moins que Conrad Gugy, selon toute vraisemblance a dû s'expliquer au gouverneur Carleton, comment lui un important personnage du gouvernement ait pu s'en tirer aussi facilement face aux "rebels" américains. surtout en possession d'un pareil sauf-conduit, de surcroît déposé au greffe du notaire Benoit Leroy de Yamachiche.

Il a dû sûrement expliqué la raison pour laquelle, connaissant la venue imminente de l'armée américaine, il était resté sur place dans son manoir, à Yamachiche

Conrad Gugy, Suisse d'origine, personnage coloré, fut néanmoins considéré comme un agent de développement fort apprécié dans la région.

Certaines initiatives comme la mise sur pied conjointement avec James Livingston (plus tard colonel) dès l'année 1770 d'expéditions de foins et de céréales en Nouvelle-Angleterre, assurèrent la prospérité pour plusieurs générations d'agriculteurs de la région. Ces activités ont perduré jusqu'au début de la dépression des années 1930.

Quant au colonel James Livingston, il est le cousin de Robert E. Livingston, ambassadeur des États-Unis en France. Ce dernier avait initié les négociations avec Napoléon pour la cession de la Louisiane aux États-Unis.

«La lettre du colonel Livingston.»





Lettre du colonel James Livingston accordant un sauf conduit au seigneur Conrad Gugy membre du conseil législatif du gouvernement colonial de Québec.

Transcription du document

Je, soussigné, colonnel, commandant du régiment canadien au service de l'Honorable Congrès, certifie à qui il appartiendra, que le sieur Conrad Gugy de Machiche, a été amené prisonnier devanit moi aux Trois-Rivières, sur les suppositions du nommé François Guillot dit Larose, après avoir entendu, les dits Guillot et dit sieur Gugy, nous trouvons, que le dit Larose a malicieusement fait arrêter le dit sieur Gugy dans le but de le vexer, de quoi nous sommes convaincus ayant ouï le rapport de son caractère, et de sa conduite, en conséquence, avons mis le dit sieur Gugy en liberté, pour aller ou bon lui semblera pour vacquer à ses affaires. Défendons à qui ce soit de le molester en aucune façon quelconque, soit Canadiens ou autres autres employés pour l'honorable congrès.

En foi de quoi nous avons donné le présent aux Trois-Rivières, le 5ième décembre 1775. .

Signé: JAS Livingston

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Guerre ou Paix
Les affaires sont les affaires

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Les forges du Saint-Maurice
Les forges du Saint-Maurice, une industrie fondée en 1735, était la chasse gardée des administrateurs français.

Il en fut de même en 1763, ou les administrateurs étaient maintenant anglais. Cependant l'administration fut confiée à des Suisses.

Arrivée des Américains en novembre 1775
Les Américains sous le commandement du Colonel Livingston procédèrent à l'achat de fournitures diverses dont des boulets, en vue d'établir le siège de Québec. Cependant, la tentative de s'emparer de Québec échouaient.

En mai 1776 avec l'arrivée des Allemands, les Américains furent repoussés jusqu'aux frontières. En vue de la poursuite des Américains, les germano-britanniques effectuèrent des achats à la même enseigne dont des boulets qu'ils allaient utiliser contre les Américains incluant le stock qui leur était destiné.

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Ainsi les Forges du Saint-Maurice ont vendu des fournitures de guerres aux deux belligérants.

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Aaron Hart vend des fournitures aux Américains. (Collection Haldimand)

Aaron Hart vend aussi des fournitures aux Américains. Dans une lettre adressée à James Livingston, il lui souhaite en même temps un bon voyage à Québec.

Cependant en raison de la retraite précipitée des Américains au début de mai 1776, Livingston laisse à Aaron Hart, une facture non payée.

Par la suite ce dernier s'adresse au gouverneur anglais Carleton pour recouvrir le paiement de la facture impayée laissée par les Américains.

A-t-il été payée?

On a raison de dire que les affaires sont les affaires.





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