CAHOKIA, Illinois




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CAHOKIA PRÉHISTOIRE
CAHOKIA MOUNDS

Brève description:

Le site des Cahokia Mounds, à environ 13 km au nord de St-Louis, Missouri, représente le plus grand foyer de peuplement précolombien au nord du Mexique. Il a été occupé essentiellement pendant le mississippien (800-1400) période où il couvrait 1600 ha et comptait quelques 120 tumulus. C’est un remarquable exemple société complexe fondée sur la chefferie et comprenant beaucoup de tumulus satellites et de nombreux hameaux et villages excentrés. Cette société agricole pourrait avoir atteint une population de 10 000 à 20 000 habitants à son apogée entre 1050 et 1150. Parmi les lieux essentiels du site, il faut noter »Monks Mound,» le plus grand ouvrage préhistorique en terre des Amériques, cou couvre plus de 5 ha et fait 3 m. De haut.

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CAHOKIA, STE-FAMILLE 1738-1794

Au dix-septième siècle, le pays des Illinois s’étendait au sud du lac Michigan, le long de la Rivière des Illinois et du fleuve Mississipi. La Nation illinoise comprenait plusieurs tribus, les plus importantes étaient les Kaskaskias, les Cahokias, le Péorias, les Tamarois et les Metchigamias.

Les premiers contacts entre Français et Illinois eurent lieu, en 1673, lors de l’expédition de Louis Jolliet et du Père Marquette Entre 1679 et 1687, Cavelier de la Salle et Tonty, firent plusieurs voyages aux Illinois,. Ils y érigèrent les Forts St-Louis et Crèvecoeur, dans la région de Peoria.

Les Jésuites avaient établi des missions dans la région du lac Michigan. L’un deux, le P. J. Julien Binneteau, fut envoyé, à la fin de l’été 1698, pour y visiter la tribu des Tamarois établie sur les bords du Mississipi. Il était à peine rentré dans sa Mission de Chicago,

En mars 1699, St-Come entreprend la construction d’une chapelle et d’un presbytère. Les travaux sont terminés dès le 22 mai et la Mission prend le nom de Ste-Famille des Tamarois. À Cette époque, le village comptait environ 2000 indiens, dont un tiers étaient Tamaarois. Les Cahokias étaient deux fois poux nombreux et on y retrouvait aussi quelques Peorias, Metchigamias et Missouris.

En juin 1723, lorsque Diron d’Artagaguiette, inspecteur des Troupes, se rendit à Cahokia, il n’y trouva «qu’un misérable fort de pieux», sous le commandement de Jean Giroston de St-Ange, avec six soldats pour toute garnison. D’après le recensement effectué par D’Artaguiette, le village comptait sept habitants, un travailleur blanc, une femme me mariée et ses trois enfants.

En 1753,M. François Forget Duberger, prêtre du Séminaire des Missions étrangères de Paris, désigné pour aller prendre charge de la cure de Cahokias, nous a laissé le récit de ses premières impressions du lieu: «Le vendredi 22 novembre, je partis sur un bon cheval avec lequel je me rendis de fort bonne heure au villa François de la Ste-Famille, nommé communément Cahos au lieu de Cahokias ou Tamarois. Ce ville est par les 38 degrés 36 de latitude et environ 285 de longitude du Méridien de l’isle de fer.. Ce village François qui ne renferme qu’environ 130 âmes tant libre qu’esclaves est situé le long du fleuve Mississipi sur la rive Méridionale a 15 lieues du Fort de Chartres et à 20 du villages des Kas»

En 1764, Pierre Laclède et Auguste Chouteau, de la Nouvelle-Orléans, fondèrent St-Louis, face à Cahokias, sur la rive ouest du Mississipi, en territoire espagnol. Cela amena l’exode d’un grand nombre de Français, habitant des Illinois, peu désireux de subir la domination anglaise. La reddition de Fort de Chartres, le 10 octobre 1765, aux mains du capitaine Thomas Stirling, amena l’occupation de toute la région par les troupes anglaises. Alors que Cahokia compte à peine quarante familles, St-Louis en décembre déjà cinquante, et Ste-Geniève, situé un peu au sud de St-Louis, presque autant.

En 1766, le capitaine Harry Gordon, escorté du lieutenant Philip Pittman et de l’enseigne Thomas Hutchins, se rendit aux Illinois. Chacun d’eux a laissé une description du village de Cahokia, qu’ils visitèrent à la fin d’août de la même année. Gordon nous rapporte qu’il y avait là quarante-trois familles de Français, vivant largement de commerce et d’élevage. Hutchins estime le village à cinquante maisons, en général bien construites, et sa population, dénombrée à 300 habitants, possède quatre-vingts esclaves de race noire.

Pittman nous décrit un village construit au bord du Mississipi, vis-à-vis une île longue de deux lieues. Les maisons sont dispersées sur trois quarts de mille de longueur On y trouve quarante-cinq maisons et une chapelle, située au centre du village. Ses habitants ont fréquemment à subir les crues du Mississipi. Le Fort consiste en une petite maison d’apparence misérable, située non loin de la chapelle. Il était autrefois entouré de hautes palissades qui ont été incendiées.

Il constate que Cahokia a été le premier établissement fondé, aux Illinois par les Français. La plupart des Canadiens, qui virent s’y fixer ont épousé des indiennes de la nation des Cahokias, les autres amenèrent avec eux leurs femmes et leurs enfants. Ce sont leurs descendants qui habitent encore le village.

Le gouvernement civil promis par l’acte de Québec, en 1774, n’avait pas encore été mis en place lorsque survint la révolution américaine. Le commandant et les officiers anglais des Illinois n’avaient pas su se rendre sympathiques aux habitants de Cahokia, aussi, lorsque les Virginiens se présentèrent en 1779, la population se rallia, avec empressement, aux Américains.

Ceux-ci installèrent le gouvernement civil réclamé depuis si longtemps. François Trottier fut nommé commandant de la Milice, assisté par les capitaines Michel Beaulieu et Pierre Godin. Les miliciens de Cahokia prirent les armes, renforcés par cent volontaires accourus de St-Louis. Ils repoussèrent l’attaque des Anglais et des Indiens, venus de Michilimakinac

Cahokia a gardé longtemps son caractère français puisqu‘un écrivain écossais, James Stuard, auteur de «Trois ans en Amérique de Nord», nous rapporte qu‘en 1830. lors de son passage. les habitants des Illinois parlaient toujours le français.

Au pays des Illinois, les colons cultivent le froment et le maïs et devient le grenier agricole de la Louisiane. Les envois de farine, maîs aussi de lard contribuent fortement à la subsistance des habitants, de la basse Vallée du Mississipi.

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Principale source:
«Les Forts français en Amérique» de Marthe Faribault-Beauregard

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